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Certains trouvent que les fleurs, aussi premium soient-elles, ont un inconvénient : il est assez rare qu’elles dépassent les 25 % de CBD. C’est bien, mais pas assez pour certains. C’est là que l’on découvre un tout autre monde : celui des concentrés avec des produits allant jusqu’à 80% de CBD !
Le hash en est un, et s’il est le plus répandu, d’autres, dont certains moins connus comme les moonrocks, les wax, les cristaux, les shatter, les terpsolators, les crumbles ou encore les isolats, méritent tout autant le détour.
Dans cet article, on vous propose un zoom sur les concentrés de CBD, leurs avantages, leurs inconvénients et leurs modes de consommation, qui sont aussi différents que les concentrés eux-mêmes.
On regroupe dans la famille des concentrés de CBD tous les produits issus de l’extraction des molécules actives présentes dans les fleurs de chanvre. Concrètement, il s’agit de différentes techniques qui vont permettre de séparer les cannabinoïdes, les terpènes et les flavonoïdes de la matière végétale. Chaque technique a ses spécificités et donne un résultat différent, avec une texture, un goût et une puissance différente.
Au sein du groupe des concentrés de CBD, on distingue souvent deux sous-groupes :
Issues de procédés principalement mécaniques, les extractions sans solvant sont souvent considérées comme plus naturelles. On trouve dans ce sous-groupe la plupart des résines, le rosin et les moonrocks.
Les extractions à base de solvant sont issues de procédés chimiques, se servant de réactifs chimiques pour les BHO (butane honey oil) ou de CO₂ supercritique pour les cristaux, isolats et terpsolators.
Les extractions ainsi obtenues sont souvent très concentrées, mais le processus doit être exécuté avec minutie, particulièrement dans le cas des BHO, car il nécessite de s’assurer d’éliminer les réactifs chimiques du produit final. On trouve dans cette gamme les shatter, les wax et les crumbles.
La part de molécules actives dans les fleurs varie entre 10 et 30 %, le reste, c’est de la matière végétale et des molécules constituantes (chlorophylle, cellulose, hémicellulose, lignine, eau résiduelle, lipides/cires…). Cela signifie que près de 70 à 90 % de la matière consommée n’a qu’un impact limité sur le ressenti. Elle intervient avant tout dans l’expérience de consommation elle-même.
Avec les concentrés, c’est totalement l’inverse : on extrait au mieux les 10 ou 30 % de molécules actives qui composent les fleurs pour en faire un produit à part entière. Ce type de produit atteint régulièrement 60 à 90 % de concentration, il a donc un effet bien plus marqué en termes de ressenti et produit une expérience de consommation totalement différente.
Concrètement, pour obtenir 1 g de CBD pur, il faut 4 g de fleurs à 25 %, alors qu’il faut seulement 1,25 g de moonrock à 80 % de CBD. Cela signifie que le produit est plus cher à l’achat, mais plus économique sur le long terme, car une consommation plus faible suffit à atteindre le même taux de CBD.

Certainement les concentrés de CBD les plus connus et les plus utilisés, les résines de CBD se fabriquent depuis la nuit des temps. Les techniques traditionnelles d’extraction du pollen consistent à frotter les fleurs à la main ou sur un tamis. Ces techniques, toujours utilisées dans plusieurs pays à travers le monde, comme l’Inde ou le Maroc, permettent d’obtenir la plupart des haschichs traditionnels et les charras. Néanmoins, d’autres techniques également sans solvant les ont rejointes depuis. On retrouve notamment l’ice-o-lator, ou extraction à l’eau glacée, ainsi que le static sift, une extraction à l’aide de l’électricité statique.
Les molécules ainsi extraites sont souvent désignées sous le nom de pollen de CBD avant de subir une étape de pressage, à chaud ou à froid, qui donne à la résine sa forme finale.
La texture des résines est souvent friable, plus ou moins malléable selon la concentration en CBD, et plus ou moins huileuse.
La couleur va du brun clair au noir, en fonction de la concentration et des techniques d’extraction et de pressage utilisées.

Les moonrocks de CBD sont l’un des concentrés de CBD les plus iconiques des années 2010–2020. Popularisées aux États-Unis par le célèbre rappeur Kurupt, il s’agit à la base de fleurs de CBD infusées dans de la wax de CBD et recouvertes de pollen. Le procédé donne au produit final une allure de pierre irrégulière et poussiéreuse, qui lui vaut son nom de moonrock.
Le procédé appliqué aux fleurs de CBD atteint généralement des concentrations élevées, de 60, 80 ou même parfois 90 %.
Le concept des moonrocks a rencontré un franc succès, faisant de nombreux émules et créant une multitude de variations. Parmi elles :
Découvrir nos Moonrocks de CBD
Le rosin et le live rosin (sa version réalisée à partir de fleurs de CBD fraîches) sont des méthodes d’extraction relativement récentes. Les premières mentions de ces concentrés de CBD apparaissent au début des années 2000, mais c’est en 2015 qu’elle gagne réellement en popularité, lorsque Phil « Soilgrown » Salazar perfectionne le procédé pour son dispensaire et partage publiquement ses essais ainsi que ses résultats.
La technique séduit par sa simplicité : il suffit de presser une fleur de CBD entre deux plaques chauffées. Pour des fleurs séchées, la température se situe généralement entre 160 °C et 200 °C. Dans le cas du live rosin, issu de matière fraîche, la chaleur utilisée est plus basse, idéalement inférieure à 90 °C, afin de préserver au mieux les cannabinoïdes et les terpènes. La technique est tellement simple qu’elle peut être réalisée chez soi en se servant simplement d’un fer à lisser.
Sous l’effet combiné de la chaleur et de la pression, un concentré résineux s’écoule naturellement de la fleur, avec des teneurs pouvant atteindre 60 à 80 % de CBD selon la fleur utilisée.
Les BHO, également appelés hash oils, dont les wax, crumbles et shatter sont issus, sont assez proches, bien que leur texture et leur concentration varient en fonction de la méthode d’extraction et du post-traitement.
Les techniques BHO se développent lentement au long des années 70, 80 et 90, principalement par des expérimentations sur la scène underground. Elles prennent un nouvel élan au tournant des années 2000, quand un contributeur identifié sous le nom d’Indra B. Gurung (John Henry Davis) a publié sur la bibliothèque Erowid une méthode dite de “Hash Honey Oil Technique”, décrivant l’utilisation du butane comme solvant pour extraire la résine du cannabis.
Cette publication a joué un rôle majeur dans la diffusion en ligne de procédés d’extraction hydrocarbonée dits “open-blast”, qui popularisent l’idée de fabriquer soi-même des huiles concentrées, bien que ces techniques soient très dangereuses. Heureusement, il ne faut pas attendre longtemps pour que, dans les années 2000, soient mis au point des systèmes “closed-loop” : des équipements qui contiennent, récupèrent et recyclent les solvants dans un circuit fermé, sécurisant le procédé.

La wax CBD est un concentré issu d’une extraction aux hydrocarbures, reconnaissable à sa consistance plus souple, opaque et légèrement crémeuse. Pour réaliser de la wax, il est nécessaire de chauffer et de travailler le concentré de cannabinoïdes après purification afin qu’il conserve cette texture souple et légèrement collante.
Les taux de CBD varient selon la matière première et le raffinage, mais ils se situent fréquemment entre 60 et 80 %. La wax conserve souvent une partie intéressante du profil terpénique, ce qui lui confère une intensité aromatique appréciée des consommateurs. Sa malléabilité la rend plus facile à manipuler que le shatter, tout en offrant une concentration élevée en cannabinoïdes et un goût très particulier.

Le crumble CBD, parfois appelé “honeycomb”, se distingue par sa texture sèche et friable, résultat d’une technique particulière.
Une fois le CBD extrait, il est purifié pour enlever les cires et les impuretés, puis chauffé doucement sous vide pour éliminer tout résidu de solvant. En refroidissant, le CBD prend une texture sèche et friable.
Les concentrations en CBD se situent généralement entre 60 et 80 %, selon la qualité de la matière première utilisée. Ce type de concentré de CBD est souvent apprécié pour sa stabilité à température ambiante et sa facilité d’utilisation. Sur le plan aromatique, il peut présenter un profil légèrement moins intense qu’une wax plus riche en terpènes, mais cela dépend fortement du procédé et du stockage. Comme les autres BHO, il combine forte concentration et faible volume de matière végétale résiduelle.
Découvrir notre crumble de CBD

Le shatter CBD est reconnaissable à son aspect translucide et à sa texture dure et cassante. Contrairement à la wax et au crumble, l’extrait est peu manipulé après l’extraction : il garde sa structure cristalline et compacte, lui donnant une apparence de “verre brisé”, d’où son nom.
Les taux de CBD peuvent atteindre 70 à 90 %, notamment lorsqu’il est issu d’un raffinage poussé. Le shatter est généralement apprécié pour sa pureté visuelle et sa concentration élevée. En revanche, sa texture rigide peut le rendre légèrement moins pratique à manipuler que la wax ou le crumble.
Découvrir notre shatter de CBD
Contrairement aux BHO, l’extraction au CO₂ supercritique n’est pas une innovation spécifique au monde du cannabis. Il s’agit d’une technique mise au point dans les années 70 pour l’industrie agroalimentaire et pharmaceutique. Elle est notamment utilisée pour la décaféination du café et l’extraction d’arômes naturels. Elle est principalement utilisée pour sa précision et pour l’utilisation du dioxyde de carbone comme solvant propre, non toxique et recyclable.
Les premières traces de son utilisation dans le contexte du cannabis remontent au début des années 90, mais elle se généralise dans les années 2010 avec la légalisation progressive du cannabis médical puis récréatif en Amérique du Nord.

Les cristaux, isolat et terpsolator de CBD sont des produits assez proches les uns des autres. En fait, il s’agit à la base de créer un isolat auquel on ajoute plusieurs étapes supplémentaires pour obtenir des cristaux, puis encore d’autres étapes pour obtenir du terpsolator.
Pour obtenir de l’isolat, on commence par extraire le concentré de CBD et lui faire subir plusieurs étapes de raffinage afin d’éliminer les cires, les terpènes et les autres cannabinoïdes. On obtient une poudre cristalline blanche contenant généralement plus de 99 % de CBD. Très apprécié pour sa neutralité et sa pureté, l’isolat n’a pas de goût et permet un dosage précis. Il peut être utilisé tel quel, mais aussi pour créer des huiles, gélules, cosmétiques et produits alimentaires.
Pour créer des cristaux, on ajoute aux étapes de purification une étape de cristallisation. Cela ne change pas grand-chose au goût ni à la composition du concentré, seulement à sa présentation générale sous forme de petits cristaux.
Enfin, pour les terpsolators (ou terpsolates), il s’agit de mélanger de l’isolat ou des cristaux de CBD avec entre 10 et 30 % de terpènes afin d’obtenir un produit stable et pur ayant du goût et pouvant proposer une expérience aromatique intéressante.
Les concentrés de CBD peuvent se consommer de différentes manières, selon leur texture, leur concentration et l’expérience recherchée.
La méthode la plus courante consiste à vaporiser le concentré à l’aide d’un vaporisateur adapté ou d’un dab rig. Le concentré est chauffé à haute température afin de produire une vapeur riche en cannabinoïdes et en terpènes. Cette méthode permet une absorption rapide et un ressenti plus marqué que la fleur classique, en raison de la forte concentration en CBD.
Certains consommateurs choisissent d’ajouter une petite quantité de concentré à une fleur de CBD dans un vaporisateur. Cette technique permet d’augmenter la puissance sans modifier totalement l’expérience de consommation.
Les isolats et cristaux de CBD, grâce à leur pureté et leur neutralité gustative, peuvent être incorporés dans des préparations culinaires ou dilués dans un corps gras, comme de de l’huile végétale, ou du beurre . Le CBD étant liposoluble, il se fixe naturellement aux matières grasses.
Les concentrés étant nettement plus puissants que les fleurs, il est recommandé de commencer par de petites quantités. La qualité du matériel de vaporisation et la provenance du produit sont également essentielles, notamment pour les concentrés issus d’extractions aux solvants